jeudi 24 janvier 2013

Sit-in de protestation de travailleurs de la carriére de pierre de Jradou

Des travailleurs de la carriére de pierres de Jradou (Gouvernorat de Zaghouan) ont organisé, mardi, un sit-in dans le hall du siége du gouvernorat. Les travailleurs et l'Union régionale du travail (URT) de Zaghouan réclament la réintégration de 16 employés licenciés, depuis plus de six mois, menaéant de recourir à la gréve générale.

 Dans une déclaration au correspondant de l'agence TAP, le secrétaire général de l'URT, Ramzi Azzabi, a indiqué que ce mouvement de protestation intervient à la suite de l'agression verbale commise par un agent de la garde nationale contre l'un des travailleurs participant à la gréve, en soutien à ses collégues licenciés. Il a ajouté qu'il était possible de régler la situation des travailleurs licenciés si toutes les parties, notamment les autorités régionales, avaient respecté leurs engagements et appliqué l'accord conclu au terme de la réunion de concertation qui s'était déroulée, il y a quatre mois, sous la présidence du gouverneur de la région".

 Les protestataires ont décidé d'entamer un sit-in ouvert au siége du gouvernorat jusqu'à la satisfaction de leurs revendications qui sont la réintégration des travailleurs licenciés et la prise de mesures contre l'agent de la garde nationale, sachant qu'ils ont refusé de négocier avec le gouverneur de la région pour trouver un moyen d'entente entre les travailleurs et leur employeur. A noter qu'il n'a pas été possible de contacter l'exploitant de la carriére afin de donner son point de vue sur la question.

lundi 21 janvier 2013

Tunisie: Affaire de Jradou - Le ministère de l'environnement appelle aux négociations - Situation d'urgence


La Presse.tn



• Fermé depuis 22 mois, le centre est exposé à des risques d'explosion
Hier, le tribunal de première instance de Zaghouan s'est de nouveau penché sur le litige opposant l'Agence nationale de gestion des déchets, sous tutelle du ministère de l'Environnement, et les habitants de Jradou concernant le centre de stockage des déchets industriels fermé depuis le 28 février 2011. Pour le ministère de l'Environnement, quel que soit le verdict, la situation urge et la priorité consiste à démarrer des travaux de maintenance du centre et de ses équipements afin d'éviter d'éventuels accidents fâcheux. Les 1.500 habitants de ce village du gouvernorat de Zaghouan, qui ont encore une fois protesté mardi dernier, ne veulent rien entendre ; pour eux, il n'est plus question de rouvrir les portes de ce «centre de la mort» qu'ils ont contesté depuis l'étape de sa conception.
Cela fait 22 mois que le centre est fermé et abandonné à son sort. Personne ne sait ce qu'il est advenu des grandes quantités de déchets industriels dangereux stockés dans les bassins et délaissés, depuis le 28 février 2011, dans les tuyauteries, les machines, et les équipements de laboratoire. Leur stagnation pendant tout ce temps n'est peut-être pas sans conséquence fâcheuse sur l'état des équipements ni sans risques sur la santé des habitants, sur la nappe phréatique et sur l'environnement de la zone en général. Les experts allemands et tunisiens n'ont pu s'y introduire que ce mardi 15 janvier 2013, grâce à une autorisation judiciaire, afin de procéder à l'évaluation de l'état du centre et à l'expertise technique du matériel existant. Cette initiative a pour unique objectif d'engager les travaux de maintenance et de réparation nécessaires dans l'intérêt général, aussi bien celui des habitants de Jradou que des autorités de tutelle ainsi que du partenaire allemand qui, dans le cadre de la coopération bilatérale, a réalisé ce centre (25MD) suite à un appel d'offres international, et qui est prêt aujourd'hui à financer les réparations en y consacrant une enveloppe de 5 millions d'euros (10 MD).
Travaux de maintenance urgents
Les habitants de Jradou, opposés, depuis l'étape de sa conception, à la construction du centre, ont imposé sa fermeture le 28 février 2011 et intenté un procès en mars 2011 contre l'Agence nationale de gestion des déchets pour cause de préjudices conséquents à l'impact négatif de la présence du centre sur leur santé, sur la nappe phréatique et sur l'environnement en général. Trois experts nationaux ont été désignés par le tribunal de Zaghouan pour faire toute la lumière sur cette usine, l'unique du genre en Afrique et dans le monde arabe et mise en service en novembre 2009. Le rapport d'expertise est mitigé : absence d'impact négatif sur la population, la nappe phréatique, le couvert végétal, les animaux (bétail). En substance, le centre répond aux normes internationales en vigueur. Mais le rapport signalera quand même des manquements et des carences comme la présence et le non-traitement d'un déchet industriel très ancien, l'acide chlorosulfonique, qui n'est plus utilisé dans les industries depuis plus de 20 ans. Aussi, l'enfouissement, illicite et non déclaré, de deux containers remplis de déchets non identifiés, outre l'existence de fissures dans la paroi asphaltée isolante du bassin de stockage des lixiviats (fraction liquide produite par la fermentation naturelle des déchets sous l'action de l'eau de pluie), ce qui risque d'entraîner des infiltrations dans la nappe phréatique. Le rapport des experts, qui ne mentionne pas la nécessité de fermer définitivement le centre, fait tout de même pencher la balance judiciaire (août 2011) vers l'arrêt des activités au sein du centre jusqu'à examen de la plainte initiale des habitants de Jradou. Cette décision sera prise en dépit du recours judiciaire de l'Anged (juin 2011) pour obtenir l'autorisation de visiter l'intérieur du centre et procéder aux travaux de maintenance des équipements et de sécurisation du centre menacé par des risques d'explosion dus à la chaleur et à la non-aération du site. Décision judiciaire reconduite en novembre 2011. Ce 18 janvier 2013, le tribunal de Zaghouan examinait la plainte initiale des habitants de Jradou pour la cinquième fois. A propos du stockage de l'acide chlorosulfonique dans le centre de Jradou, l'Anged explique qu'il s'agit d'une action provisoire et exceptionnelle en raison de l'impossibilité de retourner le déchet à son producteur et que l'opération a eu lieu, avant la révolution, sur la base d'une autorisation délivrée par les services de la Garde nationale. Quant aux fissures existant sur la paroi externe, celles-ci ne présentent pas de danger car le bassin est composé de quatre couches isolantes, ce qui rend impossible toute infiltration.
Le ministère prêt à négocier et à réparer
La situation à Jradou reste tendue. Les experts allemands et tunisiens poursuivent encore leur travail d'évaluation et d'exploration qui devrait durer une quinzaine de jours. Et le ministère de l'Environnement se dit prêt à prendre les mesures nécessaires pour remettre de l'ordre dans le centre et pour répondre aux attentes des habitants de Jradou «pourvu qu'ils acceptent de discuter et de négocier, nous sommes prêts à les écouter et à étudier leurs demandes», déclare à La Presse Mme Mamia El Banna, ministre de l'Environnement. La ministre a, en effet, proposé la création d'une commission qui réunirait toutes les parties concernées, y compris des représentants de la population de Jradou pour évaluer ensemble la situation et trouver des solutions consensuelles. La ministre s'est, également, engagée à remédier à tous les manquements signalés par les experts. «Ce centre a été réalisé avant la révolution, mais le ministère de l'Environnement assume aujourd'hui la responsabilité d'apporter les rectifications nécessaires ; nous sommes également disposés à envisager une nouvelle vision quant à l'exploitation de ce centre», déclare encore la ministre de l'Environnement. Il est tout à fait possible, indique la ministre, d'envisager la création de PME de transport de déchets par exemple et de permettre ainsi de créer des emplois dans cette zone où il n'y a que ce centre de gestion des déchets industriels et quelques carrières. La ministre justifie les protestations légitimes des habitants de Jradou et salue leur sens de la responsabilité et leur sagesse qui ont permis à la visite des experts allemands sur le site, mardi dernier, de ne pas dégénérer en affrontements. En tout état de cause, du côté du ministère de l'Environnement, on considère que la fermeture du centre serait catastrophique pour des raisons économiques, sociales et de coopération internationale, outre l'élimination pure et simple du système de gestion durable des déchets industriels et le retour aux rejets anarchiques des déchets dangereux dans la nature.
Problèmes économiques, sociaux et de coopération internationale
Selon un rapport de l'Anged, à la suite de la fermeture du centre, la pollution a augmenté : rejet des déchets industriels dans les décharges anarchiques (au coeur des agglomérations), dans les forêts, les oueds et le réseau d'assainissement (Onas). Par ailleurs, les deux nouveaux centres de transfert créés respectivement à Sfax et Gabès, fin prêts, n'ont pas pu entrer en service par crainte d'une opposition des habitants riverains et parce que le traitement physico-chimique dépend de l'unité centrale de Jradou.
Sur le plan économique, la fermeture du centre de Jradou compromet la certification environnementale de qualité, ISO 14001, de 18 entreprises industrielles engagées dans le processus de gestion durable des déchets industriels et tenues de respecter ses différentes étapes dont la livraison des déchets au centre de Jradou pour traitement.
Sur le plan social, la fermeture du centre de Jradou met au chômage technique 54 salariés dont des ingénieurs, des techniciens et des agents d'administration. 37 des employés du centre sont des habitants de Jradou, 2 d'Oued El Kenz, 5 du village voisin de Zriba, 6 de la ville de Zaghouan, chef-lieu du gouvernorat. Quatre seulement des employés viennent de l'extérieur de Zaghouan en raison de l'absence de leurs qualifications dans la région (ingénierie chimique, mécanique et électronique).
La fermeture du centre a, également, un impact négatif sur les relations avec la société exploitante du centre vu le non-respect des termes du cahier des charges en vigueur et sur les projets régionaux en cours d'exécution et qui sont liés à celui de Jradou. Ce qui pose un sérieux problème au niveau de la coopération technique tuniso-allemande et de la coopération internationale en général dans le domaine environnemental. La partie allemande, partenaire traditionnel de la Tunisie dans le domaine environnemental, est, actuellement, en attente des solutions adéquates avant de décider la poursuite de son financement et de sa supervision des projets en cours et ceux programmés en matière de gestion des déchets industriels dans les gouvernorats de Bizerte, Sidi Bouzid, Kasserine, Gafsa, Jendouba, Le Kef, Tataouine et Kébili.
Dans le cadre du recyclage de la dette tunisienne, la partie allemande a exigé la visite du centre et l'évaluation directe de l'état du centre et de ses équipements avant de procéder à sa réhabilitation et sa remise en état pour laquelle le bailleur de fonds allemand a prévu une enveloppe de 5 millions d'euros. A ce titre, une réunion convoquée par la ministre de l'Environnement avec les parties concernées devrait avoir lieu dans les prochains jours, peut-être aujourd'hui, afin de débloquer la situation.
Le dossier de Jradou a tout d'une affaire de démocratie locale qui a été minée par un système de gouvernance despotique qui ne croyait pas en l'approche participative. Aujourd'hui, l'occasion est là, propice à l'engagement d'un dialogue constructif entre décideurs politiques et citoyens. Il ne faut en aucun cas la rater.



lundi 28 novembre 2011

Tunisie: Les Allemands ont besoin d'être rassurés par des faits...


«Je crois que les dirigeants d’Ennahdha savent très bien que s’ils diront aux touristes féminines allemandes de porter le "Burkini" ou aussi de dire à un Allemand qu’il n’aura plus de bière le soir dans un hôtel, ça causera peut-être un problème, mais pour le moment on ne voit pas le pays s’avancer dans cette direction», a déclaré Martin Wansleben, directeur général de l’Association des Chambres de commerces allemandes (DIHK) lors d’un point de presse tenu lundi 28 novembre 2011 en marge du premier forum économique tuniso-allemand organisé par l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA) et la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et de commerce (AHK Tunisie)।
M. Wansleben précisera du reste que, d’après les conférences de presse tenues par le parti Ennahdha, le discours des dirigeants est rassurant quant à la continuité du développement du secteur touristique. «Je crois que ce sont de très bons signes. Ils ont rassuré les investisseurs et les différents acteurs du secteur du tourisme tunisien que ça doit continuer d’une bonne manière». Et d'ajoutant que «la réponse que nous avons reçue a été claire et nette en faveur de l’économie de marché».

Mais nous devons rappeler que les Allemands, sans doute plus que les autres touristes européens, accordent beaucoup d'importance à la sécurité et à la liberte. La peuve en est que, depuis les attentats de la Griba d'avril 2002, la destination Tunisie ne fait plus recette en Allemagne -en tout cas pas autant qu'avant cet attentat-, et ce malgré toutes les tentatives de reconquête de ce marché par les professionnels du tourisme tunisien.

Par ailleurs, concernant les discussions entre la Tunisie et l’Union européenne sur le «Statut avancé» que réclamait notre pays auprès de l’UE, Noureddine Zekri, directeur général de la FIPA, a indiqué qu’il faut vraiment attendre les résultats du processus de négociations aussi bien avec l’Europe que dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Ceci dit, M. Wansleben a rappelé que l’Allemagne était réticente quant au Statut avancé avec l’ancien régime à cause, entre autres, de la corruption et le non-respect des droits de l’homme. «Maintenant, nous avons complètement changé notre point de vue. Nous sommes très ouverts et nous espérons, dans le cadre de l’UE, vous annoncer bientôt de bonnes nouvelles. Mais la balle est dans le camp des Tunisiens», a indiqué le directeur.

A une question sur le transfert technologique que l’Allemagne pourrait assurer aux entreprises tunisiennes, M. Wansleben a répondu que «au sein de l’UE, on a encore besoin de quelques discussions. Par contre, l’Allemagne est très ouverte en ce qui concerne le transfert de la technologie». Toujours sur cette question de transfert de technologie, l'affaire de Jradou risque, elle aussi, risque d'apaiser quelque peu les ardeurs allemandes.

Prenant la parole, Raouf Ben Debba, président de l’AHK Tunisie, souligne que «nous devrons rassurer sur l’existence des entreprises allemandes en Tunisie qui ont déjà commencé le biais de transfert technologique। Il existe notamment des entreprises qui ont pratiquement transféré tous leurs sites de production vers la Tunisie et même leurs bureaux d’études».

Par Omar El Oudi
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samedi 8 octobre 2011

Près de la moitié des déchets, jetés anarchiquement en Tunisie


TUNIS (TAP) - Près de 50% de la quasi-totalité des déchets ménagers (80%) sont jetés, actuellement, dans des décharges anarchiques, selon M.Adel Ktat, Directeur de l'Agence nationale de gestion des déchets (ANGED).

Le responsable a indiqué que la suppression des décharges anarchiques va occasionner des coûts supplémentaires pour l'Etat, alors qu'il avait, déjà, consacré 18 millions de dinars (MD) à leur élimination.

Intervenant dans un débat sur «le système de gestion des déchets en Tunisie», organisé jeudi, dans la capitale, le directeur de l'ANGED a pointé du doigt «le comportement irresponsable du citoyen et la fermeture des décharges contrôlées, à cause des sit-ins ».

«Le devenir de 160 mille tonnes de déchets industriels est inconnu», a déclaré M.Ktat à la TAP, surtout après la fermeture du centre de traitement des déchets industriels à Jradou (gouvernorat de Zaghouan), précisant que «seuls certains industriels sont, actuellement, en train de stocker leur déchets».

Pour sa part, M.Samir Meddeb, représentant du Réseau associatif pour la nature et le développement en Tunisie (RANDET), a considéré que la période de post-révolution a révélé "la fragilité des programmes environnementaux initiés par l'ancien régime, lesquels n'émanaient pas des municipalités mais étaient décidés d'en haut".

Il a relevé l'absence d'une vision globale de la gestion des déchets en Tunisie, appelant à la nécessité d'ancrer le principe de la citoyenneté chez les tunisiens, pour les inciter à préserver leur environnement.

M.Meddeb a recommandé la mise à niveau des municipalités et de leurs méthodes de travail, proposant, de mettre à contribution tous ceux qui produisent des déchets.

Les participants, parmi les représentants des associations et des ministères de l'Intérieur et de l'Agriculture, ont affirmé que la collecte des déchets, relève, essentiellement, des municipalités, lesquelles représentent le faible maillon du circuit de gestion des déchets en Tunisie.

De son côté, M.Hédi Zakhama, Directeur général des collectivités publiques et locales (ministère de l'Intérieur) a indiqué que les municipalités ont été affectées par la destruction de leurs équipements, lors des évènements survenus à la suite de la révolution tunisienne mais, aussi, par la baisse de moitié, de leurs revenus.

Il a souligné que les crédits alloués par l'Etat aux municipalités, d'un montant de 70 millions de dinars n'ont pas été consacrés à l'amélioration de leur rendement, étant donné que 50 millions de dinars ont été affectés à la titularisation des agents municipaux.

Présidant cette journée, M.Salem Hamdi, secrétaire d'Etat chargé de l'environnement a estimé nécessaire de revoir les différents choix techniques adoptés en matière de gestion et de collecte des déchets, en vue d'en limiter les nuisances.

Le contexte actuel nécessite d'être à l'écoute des citoyens et de les consulter préalablement, sur le choix des sites des décharges contrôlées, a-t-il conclu.

mardi 23 août 2011

Plus que 50 ouvriers du centre des déchets de Jradou demandent sa réouverture


TUNIS (TAP) - Plus que 50 ouvriers du centre de traitement des déchets industriels de Jradou demandent la réouverture de cette entreprise qui représente leur unique source de revenus.

Les ouvriers du centre ont exprimé, mardi, dans une pétition adressée au secrétaire d'Etat de l'environnement, leur mécontentement quant aux comportements de certains agents du centre et des citoyens, qui ont causé la fermeture de l'entreprise.

Ils ont souligné leur droit à reprendre le travail surtout que la fermeture du centre n'a aucune explication juridique, indiquant qu'ils vont se déplacer au siège du ministère de l'agriculture et de l'environnement, mercredi, le 24 août 2011, pour communiquer leurs revendications aux parties concernées.

Notons que le centre a été fermé, suite au sit-in observé par les citoyens de Jradou depuis le 28 février 2011, qui ont dénoncé les risques éventuels de l'activité du centre sur la santé de l'homme et la sécurité de l'environnement.

lundi 27 juin 2011

بعد صدور تقرير خبراء المحكمة حول مركز جرادو

مدير عام الوكالة الوطنية للتصرف في النفايات لـ«الصحافة»: لا خطورة للمركز على صحة المواطنين أو التربة أو المائدة المائية
أسالت مسألة مركز معالجة النفايات الخاصة بجرادو الكثير من الحبر منذ 28 فيفري الفارط حيث عمد أهالي الجهة الى الاعتصام امام مقر المركز ومنعوا اطارات الشركة المستغلة واطارات الوكالة الوطنية للتصرف في النفايات من دخول المركز معتبرين وجوده مهددا لصحتهم ولبيئتهم.
وقد عيّنت محكمة زغوان عددا من الخبراء لاستجلاء الاخلالات والتهديدات التي يمكن ان يمثلها هذا المركز على محيطه.
وقد تسلمت مؤخرا وزارة الفلاحة والبيئة نسخة من تقرير اختبار المحكمة وللوقوف على اهم ما جاء في هذا التقرير تحدثت «الصحافة» الى السيد عادل قطاط مدير عام الوكالة الوطنية للتصرف في النفايات حيث ابرز ان اهم ما جاء في التقرير هو ضرورة احكام معالجة بعض النفايات الخطرة والمتسببة في افراز «الحامض السلفوني» والتي وردت على المركز في معلبات نفاذة موضحا ان الشركة المستغلة للمركز قامت بمعالجة كمية من هذه النفايات اما الكمية المتبقية فقد تم دفنها وقتيا في احواض خاصة لمعالجتها في وقت لاحق.
كما ورد من ميناء رادس بعض النفايات التي كانت مخزنة في الميناء في شكل محجوزات من الديوانة من مبيدات للحشرات ومواد تجميل.
وتطرق التقرير الى وجود بعض التصدعات والشقوق في حوض مياه السرب وهي المياه المتأتية عن معالجة هذه النفايات مؤكدا ان هذه التصدعات موجودة على مستوى الطبقة العازلة الاولى في حين ان هذا الحوض يتكون من اربع طبقات.
وهي تصدعات ممكنة بفعل الحرارة والبرودة وتتعهد الشركة المستغلة للمركز بصيانة هذا الحوض بصفة مستترة حسب ما جاء في كراس الشروط المنظم لاستغلال مركز جرادو.
لا وجود لتهديدات
على الصحة
وقد شدد السيد قطاط على ان التقرير نفى اي تهديد للمركز على صحة المواطنين او المائدة المائية والتربة موضحا ان تشييد المركز بمنطقة جرادو سبقته فترة دراسات جيوليوجية للمنطقة ولمناطق اخرى دامت حوالي 10 سنوات تم على اثرها اختيار جرادو لما تتمتع به من طبقات جيولوجية عازلة.
كما اشار الى امكانية تجاوز هذه النقائص ومعالجتها فور تمكن اعوان واطارات المركز من دخوله خاصة مع وجود بعض النفايات المخزنة بالمركز والتي لم تتم معالجتها منذ 28 فيفري الفارط مبينا انه لا يمكن التنبؤ بما يمكن ان ينجر عن تفاعل هذه النفايات وذلك حرصا من الوكالة على صحة المواطنين بجهة جرادو.
ومن ناحية اخرى ابرز مدير عام الوكالة الوطنية للتصرف في النفايات ان الوكالة مستعدة لتنظيم برنامج اتفاق مع المعتصمين وتكوين لجنة من الخبراء والاطارات ومتساكني الجهة لمتابعة الاصلاحات واعادة الهيكلة مؤكدا على مشروعية مطالبهم وتخوفاتهم وعلى استعداد الوكالة لتقديم كل الضمانات والاحتياطات التي من شأنها ان تطمئن المتساكنين.
ومن جهة ثانية اكد السيد عادل قطاط ان مركز جرادو وهو المركز الاول عربيا وافريقيا وقد بلغت كلفته 25 مليون دينار ٪60 تمويل الماني اقتناعا منهم بجدوى هذا المشروع.
علما وان المركز يتعامل مع حوالي 100 مصنع وهم يقومون حاليا بتخزين وقتي داخل المؤسسات والتي اصبحت تواجه بعض الصعوبات في التخزين.
كما كان لقاؤنا بالسيد قطاط فرصة لمزيد الاستفسار عما يحدث داخل المصبات المراقبة التي عرفت مؤخرا اعتصامات واضرابات لاعوانها وقد اوضح ان الوكالة لا تتعامل مباشرة مع المصبات بل يعهد بها الى شركات استغلال تتعاقد مع الوكالة للقيام بأشغال قبول ونقل وردم النفايات وتتكفل هذه الشركات بتوفير المحروقات والاعوان والعملة وتقوم الوكالة بخلاص هذه الشركات حسب كميات النفايات الواردة على المصب وبالتالي لا يمكن اعتبارها تحت غطاء المناولة كما ان موضوع ادماج الاعوان ضمن موظفي الوكالة غير موضوعي وغير ممكن.



jeudi 23 juin 2011

Expertise dans le Centre de traitement des déchets de Jradou

RAS ! Le rapport d’expertise demandé par un tribunal de Zaghouan pour évaluer l’impact du Centre de traitement des déchets industriels de Jradou sur l’environnement, ne contient pas des éléments pouvant justifier la fermeture définitive de cette station. Les riverains et les citoyens de la zone occupent ce Centre depuis fin février dernier et empêchent sa réouverture, affirmant qu’il porte. atteinte à l’environnement.

Ils ont intenté une action en justice pour obtenir sa fermeture définitive, auprès d’un tribunal territorialement compétent à Zaghouan, lequel tribunal a chargé trois experts de lui établir un rapport sur la question.

D’après des déclarations faites mardi 21 juin, à Tunis, par les responsables du ministère de l’agriculture et de l’environnement après avoir pris connaissance de la teneur dudit rapport, l’expertise judiciaire a confirmé que le Centre de traitement des déchets industriels de Jradou ne présente pas de danger direct pour la santé des riverains et des citoyens, ni d’effets négatifs sur l’environnement et le milieu naturel.

Cependant, le rapport n’absout pas totalement cette station de traitement des déchets industriels dont l’exploitation est assurée par une entreprise franco – allemande spécialisée en la matière, conformément à un cahier de charges supervisé par l’Agence nationale de gestion des déchets.

Le Centre de Jradou est donc conforme aux normes prescrites. Le mode de traitement des déchets est effectué également selon les normes requises et les clauses du cahier de charges.

Mais les experts ont constaté des fissures et des cassures au niveau de la couche supérieure (il en existe quatre), ainsi que des déchets stockés qui ne sont pas encore traités, proposant des réajustements technologiques de nature à limiter l’infiltration des résidus vers les couches inférieures et la nappe phréatique.

La situation n’exige donc pas la fermeture définitive de la station, mais réclame des actions de consolidation. Toutefois, le Centre continue d’être occupé par les contestataires qui empêchent sa réouverture.

A cet égard, le secrétaire d’Etat chargé de l’environnement, Mr Salem Hamdi, a exhorté les citoyens à se montrer compréhensifs et à laisser entrer les techniciens chargés de la maintenance afin de procéder à l’entretien normal des équipements et des machines du Centre dont le coût s’élève à 25 millions dinars.

L’arrêt du travail est d’ailleurs à l’origine des quantités de déchets stockés et restés sans traitement. Il est à craindre qu’un manque d’entretien prolongé ne cause une détérioration irréversible des machines.

D’autres problèmes d’ordre environnemental ont été soulevés au cours de cette rencontre avec les représentants de la presse nationale, tenue, mardi 21 juin, à Tunis, sous la présidence de Mr Salem Hamdi, à l’issue d’un atelier de travail consacré à l’examen des perspectives de l’environnement et du développement durable en Tunisie, et qui s’est penché, entre autres, sur la préparation du rapport national annuel sur l’état de l’environnement et les dépassements environnementaux enregistrés, durant la dernière période, après le 14 janvier, plus particulièrement.

Ces abus ont affecté plus particulièrement le littoral et le domaine public maritime (DPM), notamment à Bizerte, Raoued, Radès, Monastir et Sfax, et se sont traduits par l’occupation illicite du Domaine public maritime par les citoyens qui y ont érigé des constructions anarchiques. Un citoyen a ainsi construit sur 100 mètres carrés pris au DPM, une villa comportant un rez de chaussé et un premier étage.

Les autorités environnementales, régionales, et locales ont pris les mesures nécessaires et saisi les autorités judiciaires pour rétablir la situation. Les contrevenants ont été prévenus des peines qu’ils encourent et qui peuvent aller jusqu’à l’emprisonnement et des amendes de 50 mille dinars, outre la démolition des constructions. La lutte effective contre ces dépassements doit commencer cette semaine à partir du gouvernorat de Bizerte.

Au même moment, et en prévision de la saison estivale, les services concernés du ministère de l’agriculture et de l’environnement, de concert avec les municipalités, ont entamé le nettoyage et l’aménagement des plages publiques, pour accueillir les estivants, dans les meilleures conditions, suivant un programme couvrant 80 plages. Dans ce domaine aussi, il a été constaté, ces derniers jours, que des citoyens procèdent à l’exploitation commerciale illégale des plages publiques, en y implantant anarchiquement dans des coins choisis des chaises et des parasols qu’ils louent aux baigneurs, alors qu’il s’agit de plages publiques ouvertes gratuitement au public.

Des mesures sont envisagées pour lutter contre ces conduites irréfléchies et illégales qui se sont multipliées, malheureusement, sous diverses formes.

Salah BEN HAMADI